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L’école anti-LGBT en question est l’Immanuel Christian School de Springfield. Elle l’a intégrée pour enseigner les arts plastiques. Une décision qui semble susciter quelques interrogations. Et pourtant, elle y avait déjà enseigné pendant 12 ans auparavant.

Une école trop radicale

C’est le 14 janvier que Karen Pence, l’épouse de Mike Pence, actuellement Vice-président des États-Unis, a rejoint l’Immanuel Christian School de Springfield, une école chrétienne dont les principes fondateurs sont ouvertement contre la communauté LGBT. En effet, il y est clairement établi que les enfants ou personnes qui ont des tendances homosexuelles, bisexuelles ou transsexuelles n’y sont pas admis. S’il s’avère qu’ils y sont déjà, la découverte de leur nature conduira à leur expulsion sans aucune autre forme de procédure.

Le règlement de cette école semble encore plus strict sur ce qui est des pratiques sexuelles en générale. Elle est contre les actes sexuels avant le mariage, les relations extra-conjugales et exclu de son enceinte toute personne quand bien même hétérosexuelle, qui apporterait un soutient de quelque nature que ce soit à une personne de la communauté LGBT. Pour ce qui est des professeurs qui souhaitent y enseigner, il leur est fait obligation de respecter tous ces principes en plus de ne promouvoir que les relations hétérosexuelles dans le cadre prévu par la religion.

Karen Pence et l’Immanuel Christian School de Springfield

Pour Karen Pence, c’est un peu comme un retour au bercail. Elle avait déjà enseigné dans cette école pendant 12 ans. En plus, à cette époque, son mari, Mike Pence, était déjà au congrès. Mieux encore, Charlotte Pence, leur fille aurait été élève dans cette même école. Karen y retourne donc pour enseigner les arts plastiques à des enfants, selon les médias. Si elle est aujourd’hui attaquée, c’est surtout en raison du radicalisme anti-LGBT qu’affiche l’Immanuel Christian School de Springfield.

En effet, cette école fait partie des plus radicales du pays. Si aujourd’hui les uns et les autres se posent des questions sur l’opportunité des critiques formulées à l’encontre de la femme du Vice-président, c’est aussi parce que l’Etat de la Virginie le permet. A ce propos, il n’est pas du tout interdit à un chef d’entreprise exerçant dans le privé de porter un jugement sur son employé en tenant compte de ses croyances ou de ses orientations sexuelles. Cela dit, en dehors de ce principe, rien n’indique pour le moment que ces critiques iront plus loin.