Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait être légèrement supérieur par rapport au trimestre précédent, suite à la crise du coronavirus. Mais le niveau d’activité sera de 5% inférieur aux niveaux d’avant crise en février et mars. La Banque centrale a souligné dans son rapport économique que les activités des secteurs non directement touchés par les mesures de santé sont proches des niveaux normaux, tandis que d’autres secteurs maintiennent des niveaux de pertes élevés. Bien que le niveau dans l’hôtellerie et la restauration soit encore très bas, dans l’édition et les activités juridiques et comptables ou les services de conseil, de gestion et autres services aux entreprises, les activités se redressent ou se rapprochent de la normale.

Ainsi, depuis décembre, le niveau d’activité est limité à 95% du niveau d’avant la crise, soit février 2020. En avril de l’année dernière, ce niveau était de 69%, puis est passé à 97% en août, septembre et octobre. La Banque de France a précisé que ses prévisions de mars sont encore pleines de grandes incertitudes, d’une part liée à l’avancement de la campagne de vaccination, et d’autre part liée à la mutation du coronavirus. Ses prévisions reposent alors sur une enquête menée auprès de 8 500 entreprises du 24 février au 3 mars, et reposent également sur des dépenses par carte bancaire qui restent à peu près stables pendant les mois de janvier et février. Si vous souhaitez en savoir plus sur les dépenses par carte bancaire ou tout simplement sur les différentes banques de France, rendez-vous sur banksinfrance.com. La Banque de France a souligné que le secteur des services connaît une croissance mondiale très faible, alors que les chefs d’entreprise espèrent reculer le mois dernier. En termes de flux de trésorerie, en raison de l’existence de prêts garantis par l’État (PGE) et du secteur des services, les différences entre les différentes industries sont très importantes.