Après l’acte 4 des « gilets jaunes » samedi, le quartier parisien de la gare Saint-Lazare se réveille avec des déchets, des graffitis et des bris de verre.

La mobilisation des « gilets jaunes », samedi, a globalement provoqué moins de dégâts que la semaine précédente mais dans certains quartiers de Paris, des vitrines ont été brisées, des voitures incendiées ou encore des magasins pillés.

Des trottoirs jonchés de morceaux de vitrines

Dès 5 heures dimanche matin, les services de la propreté de la ville de Paris étaient à pied d’oeuvre pour ramasser les déchets et les bris de verre, nettoyer les trottoirs et les chaussées. Juste devant la gare Saint-Lazare, les passants marchent sur des morceaux de vitrines explosées. Un café est complètement ravagé, les distributeurs d’une agence bancaire sont éventrés.

Des dégâts plus compliqués à nettoyer

Des dégâts bien plus compliqués à nettoyer que ceux de la semaine précédente. Il y a « beaucoup d’abris voyageurs cassés, beaucoup de déchets sur la chaussée à cause des nombreuses voitures renversées, aux vitres brisées ou même brûlées », explique Emmanuel Bertelot, responsable propreté des septième et huitième arrondissements de la capitale.

« Il y a eu beaucoup moins de feux que la semaine dernière mais on a beaucoup de dégâts et ils vont être plus compliqués à nettoyer parce que les casseurs ont été plus mobiles. Les déchets sont disséminés un peu partout dans l’arrondissement. »

Des passants choqués

Le quartier se réveille éberlué dimanche et les passants sont choqués par les dégradations. Les plaques en bois qui protégeaient les vitrines de certains magasins sont recouvertes de graffitis : « Injustice fiscale = colère sociale », peut-on lire par exemple à l’entrée du métro.