Formule 1 : l’année 2020 bouleversée par la pandémie

Sebastian Vettel quitte Ferrari

Le calendrier de l’année 2020 du championnat du monde Formule 1 a été bouleversé par la pandémie comme beaucoup d’autres sports. La première course devait se dérouler comme à son habitude en Australie mais elle a été annulée à quelles heures des premiers essais de l’année. Par la suite, de nombreux autres Grands Prix ont été annulés ou reportés.

13 Grands Prix annulés

Au cours des mois de mars, d’avril, de mai et de juin, 13 Grands Prix sont annulés dont celui de l’Australie. La tournée américaine aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil et au Canada est annulée car le covid progresse très vite de ces pays. Il en est de même pour les pays asiatiques tels Singapour, le Vietnam, le Japon et la Chine, en Europe les Grands Prix de France et des Pays-Bas sont annulés. L’Azerbaïdjan et Monaco sont annulés à cause de la pandémie mais aussi faute de temps pour pouvoir préparer les circuits urbains.

Le championnat prend forme

Le 27 avril le propriétaire de la FIA annonce un début de calendrier en commençant le week-end du 3 juillet au Red Bull Ring en Autriche avec essentiellement des courses en Europe jusqu’en septembre et les dernières courses dans le Golfe de Bahreïn et à Abou Dhabi. Au total, le calendrier a accueilli 17 courses sur 6 mois avec des week-ends parfois sur le même circuit ; comme les Grands Prix d’Autriche et de Styrie tous deux au Red Bull Ring mais aussi à Silverstone ou à Bahreïn.

Au final, de nombreux circuits ont fait ou refait leur apparition au calendrier comme le circuit de Portimao, les circuits italiens d’Imola et du Mugello, l’Istanbul Park et le Nürburgring non couru pendant plusieurs années.

“Silly Season” et vainqueurs inattendus

La “silly season” désigne le marché des transferts des pilotes et c’est Sebastian Vettel qui a ouvert le bal en quittant Ferrari à la mi-mai. Puis quelques jours plus tard, l’écurie anglaise McLaren annonce avoir signé Ricciardo pour 2021, à la suite du départ de Carlos Sainz chez Ferrari. Un baquet est alors libre chez Renault (Alpine pour 2021) mais c’est le 8 juillet que l’équipe française annonce le retour de Fernando Alonso.

Sebastian Vettel signe alors chez Aston Martin anciennement Racing Point, ce qui fait perdre sa place à Sergio Perez qui a signé chez Red Bull en fin d’année. Finalement, seules trois écuries gardent les mêmes pilotes en 2020 et 2021 : Mercedes avec Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, Williams avec George Russell et Nicholas Latifi et Alfa Romeo avec Antonio Giovinazzi et Kimi Raikkonen.

Haas se sépare de ses deux pilotes et recrute Mick Schumacher et Nikita Mazepin, Alpha Tauri ne prolonge pas avec Daniil Kvyat et signe le jeune Yuki Tsunoda.

La saison est marquée par la victoire inattendue de Sergio Perez à Bahreïn le 6 décembre, une semaine après l’horrible accident de Romain Grosjean sur le même circuit. Mais aussi la victoire de Pierre Gasly à Monza le 6 septembre 24 ans après Olivier Panis à Monaco.